Jeudi 12 janvier 2012
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Quand j'étais petite je n'étais pas grande, j'adorais regarder la
trilogie de Sissi. Les belles robes, les histoires de princesse, bref, tout cela me faisait rêver.
Plus grande, et alors qu'on me disait que c'était romancé, j'ai voulu me faire ma propre opinion. Petit tour à la
bibliothèque municipale ou je suis tombée sur cette biographie de Jean des Cars. Encore un peu plus grande (enfin, on va dire âgée), j'ai acheté ce livre, que j'ai prêté et qu'on ne m'a jamais
rendu (note pour plus tard : menacer d'huissiers pour récupérer des bouquins). La programmation télévisée de Noël aidant, je me suis souvenue de ce bouquin et l'ai retrouvé à un prix plus
qu'intéressant (0.90€) sur Priceminister...
L'histoire : archi connue. Sissi accompagne sa soeur Hélène
qui doit se fiancer, grâce aux desseins matrimoniaux de leur tante, à l'Empereur François-Joseph. Bon, pour faire court, la rencontre est moins romantique mais Sissi et François-Joseph tombent
littéralement amoureux l'un de l'autre. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants mais pas spécialement une vie heureuse. Sissi, électron libre, va découvrir la rigueur de la Cour et de
l'étiquette. Le tout accompagné d'une belle-mère qui, bien que pas trop allergique à Sissi (elle voulait que son fils épouse une duchesse en Bavière, peu importe laquelle), va quand même lui
mener la vie dure...
Mon opinion : Au sortir de la 2nde Guerre Mondiale, les
gens avaient besoin de rêver. Ernst Marischka a réussi son pari. Avec ce bouquin, j'ai découvert une impératrice révolutionnaire, rebelle, mélancolique, dépressive, anorexique, trop tôt meurtrie
par la mort et surtout, une personne éprise de liberté et qui a perdu trop tôt son innocence de jeune fille. Bref, un personnage à mille lieues de la romantique trilogie.
Mardi 10 janvier 2012
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Je vous laisse deviner l'auteur
Au passage, merci
belle-maman de me l'avoir offert pour mon anniversaire !!!!
L'histoire : en fait, il y en a 4. Une empoisonneuse peut
être pas si innoncente que cela, même si les hommes l'ont acquittée. Un marin qui, alors qu'il est en mer, va recevoir un télégramme lui annonçant la mort de sa fille. Or, il en a 4 (EES doit
aimer ce chiffre) et le télégramme est assez laconique. La rivalité musicale de deux êtres que tout oppose jusqu'au moment fatidique qui fera changer leur vie. Et enfin, une femme
anti-conformiste et 1ere dame de France qui va analyser son mari volage.
Mon opinion : Quatre nouvelles toutes différentes les unes
que les autres mais qui ont quelque chose en commun : la possibilité qu'à l'Homme de choisir entre la rédemption ou la damnation. Le tout, accompagné d'un leitmotiv : Ste Rita (Dieu sait comme je
l'ai priée...). EES, tel un chef d'orchestre, a su manier avec maestria cette partition de 4 nouvelles. Comme à son habitude, il nous laisse avoir notre propre interprétation sur la possibilité
qu'a tout à chacun d'être ou non maître de son destin...
Samedi 7 janvier 2012
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Ahhhhhhhhhhhhhh !!!! La Chine !!! Pays que je veux visiter absolument...
Pour l'instant, je me contente de lectures d'auteurs chinois ou pas. Ca revient tout de même un peu moins cher...
Petit tour chez le libraire d'à côté du boulot, qui a toujours de très bonnes idées de lecture (lui et ses clients
d'ailleurs)
Ce livre attire mon oeil d'abord et toute mon attention ensuite.
L'histoire : Dai Wei est étudiant en 1989. Il devient le
témoin privilégié des événements tristement célèbres de la place Tian'anmen. Il reçoit une balle perdue et tombe dans un profond coma. Même si son corps ne répond plus, il se souvient de
tout. De son père, ses premiers émois amoureux. Et surtout, il ressent tout. La tristesse de sa mère, sa dévotion, le sentiment que la Chine change et qu'il ne peut rien y faire.
Mon opinion : bien que très long (il m'a fallu pratiquement
2 mois pour le lire) et un peu lent au démarrage, je dois dire que j'ai bien aimé. On voyage dans le temps d'un chapitre à l'autre... Un réel moment de plaisir et d'aide à la compréhension
de ce pays si fascinant...
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Jeudi 5 janvier 2012
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L'histoire : Révérien RURANGWA est rwandais et il a 15 ans
en 1994. Son seul tort : être un tutsi en 1994.
Sa famille sera tuée. Lui, ils essayeront. Ils n'y réussiront pas... "Hasard ou Miracle", il l'ignore. Toujours est-il qu'il
restera à jamais marqué, tant dans sa chair, quand son esprit...
Mon opinion : après la 2nde Guerre Mondiale, on a dit "plus
jamais ça". Et pourtant, ça a recommencé et on a laissé faire. En silence, sans réagir alors qu'on savait. Pourquoi ? Telle est la question. Surtout qu'autant pendant la 2nde Guerre Mondiale, les
gens n'avaient pas que ça à penser. Mais là... En temps de paix ... Dès lors comment ne pas comprendre ce sentiment d'injustice qui pollue l'esprit de Révérien ? Qui plus est lorsqu'on est
empreint d'un sentiment de culpabilité parce qu'on a survécu...

Lundi 26 décembre 2011
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Bon, c'est bien beau de lire beaucoup de livres mais de temps en temps, faut s'attaquer aux classiques. Et je me suis aperçue
que je n'avais jamais lu de classiques de la littérature anglaise.
Pour mon baptême, j'ai choisi les Hauts de Hurlevent. Ce n'est pas mon choix
premier (Orgueil et Préjugés) mais c'est celui que j'ai trouvé en premier.
L'histoire : Mrs Dean raconte à M.Lockwood, à la demande de ce
dernier, l'histoire qu'elle a vécue en tant que témoin privilégiée. Earnshaw a deux enfants, Hindley et Catherine. Leur père revenant de voyage, ils ont la surprise de découvrir que leur père
leur ramène un jeune bohémien, Heathcliff, comme frère adoptif. On sent qu'ils auraient préféré que leur père leur rapporte comme cadeaux un toupie pour l'un et une poupée pour l'autre. Les
années passent mais pas la haine d'Hindley contre son frère adoptif. Haine qui sera décuplée à la mort du papa. Heathcliff sera conditionné à un rôle d' "esclave" ce qui va faire naître sa
rancoeur contre cette famille. La goutte d'eau qui fera déborder le vase sera lorsque Catherine, qu'Heathcliff aime par dessus tout, épouse Edgar Linton. Là, Heathcliff va mettre un point
d'honneur à détruire cette famille...
Mon opinion : mon dieu ! Comment une jeune fille, qui n'est jamais
sortie de chez elle, au fin fond de la campagne anglaise a-t-elle pu imaginer cette histoire? Comment a-t-elle pu dépeindre avec tant de réalisme des sentiments si noirs, vils, mesquins et j'en
passe? A moins que ses soeurs soient comme ça (ce que j'en doute fortement) ça frôle le génie ! Le point culminant de ce réalisme étant ce que j'ai analysé comme une description du syndrome de
Stockholm (pour ceux qui l'ont lu, je parle de la fin).
Ils ont dit...